Le stress, ses conséquences et la bataille conscient-inconscient

Coline Lorenzo - Cabinet du Soi's photo.

Le stress, vous connaissez tous. Malheureusement.

Quoi qu’on peut le distinguer en 2 sortes : le bon et le mauvais stress.
Le bon, c’est un stress à petite dose, celui qui nous booste, celui qui nous remplit d’excitation à l’idée d’un événement, mais qui nous fait peur aussi quand même. Une émotion mi- négative mi- positive, mais qui nous pousse vers l’avant dans sa finalité.
Le mauvais, c’est la surdose. Celle où la part négative prend le dessus, où l’événement nous fait seulement peur, et que l’on recule rien qu’à l’idée d’y penser.

Le stress, qu’il soit bon ou mauvais, engendre une réponse corporelle commune, telle que les battements du cœur qui s’accélèrent, une transpiration augmentée, les mains moites, un temps de réaction plus rapide qu’à la normale etc…

Le problème dont je souhaite parler aujourd’hui c’est lorsqu’il y a litige entre le conscient et l’inconscient vis-à-vis de l’événement en question.

Il arrive parfois, effectivement, que l’on ait l’impression – consciemment – que l’événement ne nous inquiète pas plus que ça. Cela peut être parce que l’on s’est bien préparé, ou parce que ça nous parait tout simplement sans gravité.
Or, notre inconscient, lui, n’est pas du tout d’accord. Il est en mode totale panique et va tenter de nous le faire comprendre autant qu’il peut.
C’est à ce moment-là que nous allons faire face à des réactions de stress « cachées » ou « déguisées », en bref, subtiles.

C’est-à-dire que toutes les réactions corporelles mentionnées au-dessus ne seront pas présentes, le mental – conscient – faisant son travail convenablement.
Par contre, si l’on y regarde de plus près au quotidien, on va se rendre compte d’un plus ou moins léger changement dans les comportements.
Par exemple, pour faire simple, quand vous n’êtes pas stressé, vous êtes de bonne humeur. Quand vous êtes stressé (trop), vous êtes de mauvaise humeur (et tous le monde le sait !). Hé bien ici, vous allez rester de bonne humeur, mais avec une petite tendance à l’agressivité, la colère, la tristesse, la moquerie, la déprime (rayez la mention inutile) par-ci, par-là.
De façon si subtile, finalement, que cela va vous sembler une réaction normale face à la situation présente.
Cela peut aussi avoir un effet un peu moins subtil, d’augmentation des addictions.
Si l’on sait que l’on va accroitre sa quantité de cigarettes fumées, de nourriture ingurgitée, de temps passé devant son écran, d’argent dépensé ou d’heures passées au travail plutôt qu’à la maison lorsque l’on est très stressé, on va ici avoir ( avec un peu de chance) un doute quant à notre état mental à la vue de cette augmentation de consommation (« C’est étrange que je fume plus alors que tout va bien… »).
Mais notre conscience continuant de bien faire son travail, va souvent nous convaincre qu’il y a une bonne raison à cela qui n’est pas liée du tout (du tout du tout) à l’événement.
Si bien que c’est souvent l’entourage proche qui finit par nous faire comprendre que notre comportement a changé, et pas forcément pour le mieux.

L’idée de cet article est donc, d’abord de vous apprendre qu’on ne ressent pas toujours distinctement le stress, et ensuite de vous inviter à regarder vos agissements de plus près afin d’apprendre à identifier les comportements que vous avez tendance à exacerber lorsque quelque chose vous inquiète alors que votre conscient vous fait croire qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter.

Vous vous apercevrez après quelque temps (et reproches de votre entourage) qu’il sera de plus en plus facile de repérer lorsque vous « déviez » de votre trajectoire, et de réaliser que « en fait, je crois que je suis super stressée par ce … (complétez les données manquantes) » et de prendre les devants pour réguler votre taux de stress et faire face plus sainement (pour vous et les autres) à la situation.

Pas simple hein ?

Vous pouvez relire le texte 2-3 fois avant de vous y mettre si vous voulez 🙂

Sur ce, je vous souhaite une belle semaine pleine de zénitude et de bon stress !

One Comment

  1. Répondre

    […] plus énergétique celui-ci, si l’on reste dans l’idée que les gens sont de plus en plus stressés et donc agressifs et négatifs (pour faire court), cela signifie que sur le long terme on finit par […]

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