Dépassera, dépassera pas…

Dépassera, dépassera pas...

Depuis toujours, chaque fois que j’entreprends une activité régulière ou ponctuelle demandant un certain effort physique, j’entends des gens autour de moi parler de dépassement de soi, de dépassement de ses propres limites.

Laissez-moi vous dire, que lorsque je viens de faire 4 heures de randonnée d’été en montagne, que je respire aussi délicatement qu’un rhinocéros, et que je m’assois pour faire une pause toutes les 2minutes 15, ce n’est vraiment mais alors vraiment pas le moment de venir me dire de dépasser mes limites si vous tenez à votre vie.

Bref. Ce n’est pas un concept qui me parle.

Depuis le jour où je l’ai lu pour la première fois, j’essaie du mieux que possible d’appliquer à la lettre le proverbe « le mieux est l’ennemi du bien ».
Je ne veux pas toujours plus, toujours mieux.

Je nuance par contre avec les termes « aller au bout des choses », « au bout de soi » : lorsque j’apprends à faire quelque chose, j’essaie de le faire du mieux que je peux, et puisque je suis en période d’apprentissage, je sais que je peux mieux faire, jusqu’à atteindre mes capacités maximales (et l’on est bien d’accord que cela peut signifier que l’on s’améliore encore et encore pendant des années !)

Mais être à son maximum, et vouloir pousser au-delà…non. Je ne vois pas l’intérêt.
D’autant que cela implique souvent de pousser son corps à aller au-delà de ses capacités et donc de l’abimer.
On ne demande pas à un bébé de se mettre à courir juste parce qu’il sait désormais marcher. On le laisse découvrir ses capacités au fur et à mesure de leur venue.

L’idée de cet article, n’est donc pas de culpabiliser ceux qui aiment aller plus loin qu’eux-mêmes, bien évidemment, mais simplement de déculpabiliser ceux qui comme moi, savent quand ils ne peuvent plus (parce qu’on le sait, la culpabilité, c’est mauvais pour la santé!).
L’important, finalement, c’est de faire, et si possible de bien faire. Et surtout, d’être fier(e) de son accomplissement !
Peu importe qu’il y ait des personnes qui fassent mieux que vous, il y en a aussi qui font moins bien !

Apprenez à vous connaitre, à connaitre vos limites, et si vous souhaitez en rester là, grand bien vous fasse !

PS : Je l’admets, le sommet, c’était sympa quand même… 😉

Dépassera, dépassera pas.. 3

 

 

One Comment

  1. Répondre
    souppaya steven 2 mars 2016

    Je peux aussi ajouter que dans certains cas quand on essaye de faire mieux, au bout du compte on se trouve à faire quelque chose de trop complexe et donc rendre la chose qu’on faisait « nul » …

    Mais je suis d’accord avec ce proverbe et ce que vous décrivez par la suite !

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